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Politique

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200 réfugiés occupent la gare de Briançon : exigeons des papiers et des logements pour tous !

Le 26 octobre, les associations d’accueil des migrants de Briançon ont dû fermer l’espace Terrasses solidaires, qui accueillait des réfugiés, en raison d’une demande trop importante pour la capacité du lieu. Face à cela, ils ont décidé d’occuper la gare de la ville.

mardi 26 octobre

Crédit photo : Utopia 56

Après deux mois de travail, l’espace Terrasses solidaires, un lieu d’accueil d’urgence pour les migrants à Briançon dans les Hautes-Alpes, a dû fermer ses porte.

La fermeture a fait suite à des demandes d’accueil trop importantes par rapport aux capacités du lieu. En effet, Terrasses solidaires peut accueillir jusqu’à 80 personnes, et ce week-end, plus de 200 personnes sont venues chercher un abri et de la nourriture, d’après un communiqué de l’association Refuges solidaires.
En conséquence de quoi, le lieu a fermé les portes pour des raisons de sécurité, et les réfugiés ont occupé la gare de Briançon. Dans le même communiqué cité plus haut, l’association Refuges solidaires dénonce que « depuis sa création, en 2017, Refuges Solidaires interpelle l’État sur ses responsabilités d’assurer la mise à l’abri des personnes. La mission que l’association s’est donnée depuis cinq ans ne reprendra que lorsque les conditions de sécurité pourront être respectées aux Terrasses. Cela implique que d’autres opérateurs prennent en charge l’accueil d’urgence en complément de l’action qu’elle mène seule  ».

En réponse à cela, la préfecture a publié un communiqué de presse dans lequel elle rejette complètement toute responsabilité vis-à-vis des réfugiés et affirme de manière révoltante et cynique que « l’hébergement d’urgence inconditionnel ne signifie pas illimité […] toutes les autres personnes vulnérables peuvent prétendre au dispositif d’hébergement d’urgence de droit commun, dans la limite des places disponibles. ».

Les associations ont par ailleurs découvert lundi matin que l’accès aux tests PCR et aux guichets de la gare étaient fermés, empêchant les réfugiés d’avoir une pass sanitaire et donc un ticket de transport pour pouvoir se déplacer. Une mesure totalement infâme et inhumaine qui ne nie les besoins des réfugiés, même les plus élémentaires, et reproduit et légitime un discours xénophobe de haine et mépris.

Un discours qui trouve toutes sa place dans les lois et mesures xénophobes mises en place durant le quinquennat : de la loi asiles et immigrations, aux difficultés de plus en plus grandes à obtenir des papiers, jusqu’à la répression des militants et l’expulsion des squats.

Il est essentiel et urgent de réquisitionner tous les logements vides afin de donner à tous les exilés et sans-abri un logement digne. Si les différents représentants de l’État se renvoient la balle et interviennent uniquement avec des mesures coercitives et répressives, la régularisation de tous les sans-papiers est indispensable, ainsi que la fermeture de tous les centres de rétention administrative. 




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