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Antifascisme

10 ans après la mort de Clément Méric : manifestons dimanche contre l’extrême droite et le gouvernement !

Ce week-end se tiendra un évènement international à l’occasion des dix ans de la mort du militant antifasciste Clément Méric, tué par des néo-nazis le 5 juin 2013. Pour Clément, contre l’extrême droite et le gouvernement qui lui pave la voie, soyons nombreux dimanche à Paris à la manifestation antifasciste.

Comité de Rédaction

2 juin 2023

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10 ans après la mort de Clément Méric : manifestons dimanche contre l'extrême droite et le gouvernement !

Crédits photo : Révolution Permanente / manifestation en hommage à Clément Méric, juin 2022

Le 5 juin 2013, Clément Méric, étudiant à Sciences Po et militant antifasciste, est assassiné en plein Paris par des skinheads néo-nazis arborant des tee-shirt « White power » et « 100 % race pure », liés au groupe « Troisième voie » de Serge Ayoub. Depuis 10 ans, la famille de Clément et les militants antifascistes se battent pour faire vivre sa mémoire et les luttes qu’il menait.

Cette année, une nouvelle manifestation hommage aura lieu dimanche 4 juin à 11h à Barbès, dans le cadre d’un week-end international antifasciste. L’occasion de commémorer les combats de Clément, mais aussi de revenir sur la séquence politique qu’a ouvert symboliquement son meurtre - précédant les mobilisations lycéennes pour Leonarda, la mort de Rémi Fraisse et la Loi Travail, qui a initié un nouveau cycle de lutte des classes en France -, pour préparer les combats à venir.

Dix ans après, les combats du militant antifasciste, à propos desquels un livre sera publié cette semaine, sont plus que jamais d’actualité. Profitant des conséquences des politiques néolibérales des gouvernements successifs, des offensives xénophobes et racistes et des trahisons de la gauche, l’extrême-droite est devenue une force du régime à part entière, en capacité d’arriver à la tête de l’État dans les années à venir. Face à elle, la macronie mêle travail d’imposition d’un duel avec Marine Le Pen, auquel il doit sa réélection en 2022, et mesures hypocrites contre certains groupuscules comme Génération Identitaire, qui lui permettent de légitimer son durcissement autoritaire contre le mouvement social… dont les organisations antifascistes.

Une offensive indissociable du dynamisme de la lutte des classes que Macron a eu à affronter depuis 2017, des mobilisations étudiantes et cheminotes de 2018 aux Gilets jaunes en passant par la lutte des retraites de 2019-2020 et, encore en cours, la grande bataille des retraites de 2023. Face à une colère massive, le gouvernement ne tient plus que par sa police et par ses tentatives de surfer sur la xénophobie et la haine anti-pauvres, comme le montre récemment sa loi immigration, en cours de radicalisation sous la pression des Républicains.

Dans cette situation, les différentes composantes de la gauche institutionnelle n’ont à offrir que des perspectives étroitement électorales, donnant rendez-vous en 2027 pour espérer battre Macron dans les urnes. Pire, ces dernières années, elles n’ont cessé de chercher à concilier leur opposition à Macron avec des gages au régime, en se rendant toutes à l’exception de LFI à la manifestation des policiers de mai 2021, en votant une partie de la loi séparatisme ou encore en draguant ouvertement l’extrême-droite sur la question des « frontières » du côté de Fabien Roussel.

A l’inverse, la mobilisation des derniers mois, a montré combien il était possible de marginaliser l’extrême-droite lorsque le mouvement ouvrier, en alliance avec les différents acteurs du mouvement social, mènent la bataille contre le gouvernement. Plus que jamais, la lutte contre l’extrême-droite doit se mener de front avec la bataille contre Macron et ses attaques. Un combat qui ne peut aboutir qu’à condition que le mouvement ouvrier, dont la force a été largement démontrée dans la bataille des retraites, cherche à prendre en charge l’ensemble des enjeux de la situation et à se doter d’une perspective qui aille au-delà des luttes défensives, dans le cadre d’un plan de bataille à mener en alliance avec l’ensemble des exploités, des opprimés et des organisations du mouvement social.

Comme le souligne l’Action Antifasciste Paris Banlieue : « l’antifascisme dans lequel Clément Méric s’inscrivait ne se réduit pas au seul combat contre les organisations d’extrême-droite, il trouve sa place dans la remise en cause d’un système qui permet l’émergence et le développement des nouveaux visages du fascisme et précarise des pans de plus en plus importants de la population. » Un enjeu qui doit être au cœur de toute réflexion sur la lutte contre l’extrême-droite. Ce dimanche, à Paris, soyons nombreux à manifester pour rendre hommage à Clément, contre l’extrême droite, le racisme d’État et le gouvernement Macron !

Lire aussi : Pour les 10 ans de la mort de Clément Méric, « un week-end antifasciste de commémoration et de lutte »


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