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Jeunesse

Répression à l’université

Nantes : le Président de la fac fait expulser par la police les étudiant.e.s grévistes de la faim

A l'université de Nantes, le président Olivier Laboux a fait appel aux forces de l'ordre pour expulser huit étudiant.e.s étranger.e.s qui venaient d'entamer une grève de la faim contre la décision du Premier Ministre d'augmenter les frais d'inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires (hors UE).

Le matin du vendredi 8 février, les étudiant.e.s mobilisé.e.s de la faculté de droit à Nantes ont interpellé la Présidence lors du Conseil d’Administration pour qu’elle se positionne pour le retrait total de cette mesure raciste et discriminatoire. C’est vers midi que huit étudiant.e.s étranger.e.s de la fac de droit de l’université de Nantes ont décidé d’occuper le hall de la faculté et d’entamer une grève de la faim pour exiger une prise de position claire de la part de l’administration de l’Université face à la gravité de la situation. Pour rappel cette mesure, décidée sans concertation par le gouvernement, aura pour conséquence la multiplication par seize des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s hors Union Européenne – c’est-à-dire qui proviennent notamment d’Afrique, d’Asie, ou d’Amérique du Sud – faisant passer le coût d’inscription pour une année de 170€ actuellement à 2.770 en licence, et 3.770 euros pour en master et doctorat.

La réponse du Président de l’Université Olivier Laboux ne s’est pas faite attendre et a été une réponse répressive, qui montre une présidence qui ne représente pas les intérêts des étudiant.e.s, et surtout qui n’hésite pas à inviter les forces de l’ordre à venir matraquer les étudiant.e.s mobilisé.e.s au sein même de l’université. En effet l’après midi même, sur invitation de la présidence, la Brigade d’Intervention Départementale a débarqué sur le campus et a fait évacué tous les bâtiments. C’est avec leur tact habituel que les policiers sont arrivés en trombe, tonfa en main dans les bâtiments de la faculté de droit. Frappant, menaçant et brutalisant les étudiant.e.s présent.e.s, ils en ont également profité pour ficher les étudiant.e.s contestaires en filmant et photographiant l’opération.

Après l’expulsion extrêmement brutale du Château du Tertre occupé par des exilé.e.s l’année dernière, les positions d’Olivier Laboux, président de l’université de Nantes, n’ont pas changé et s’inscrivent dans la lignée des politiques répressives du gouvernement. A l’instar de la violence policière sévissant à Nantes et dans toute la France depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, la seule réponse aux mobilisations a été la répression, causant de nombreux blessés, mutilés, et la mort de Zineb Redouane à Marseille. Rappelons également que dernièrement, un Gilet Jaune nantais a reçu un tir de LBD dans la tête et est depuis dans le coma, et qu’un policier de la BAC de Nantes a été vu à de multiples reprises en train de se balader avec l’inscription « le gang le plus dangereux en ville » sur son casque.

Mais après une grosse journée de mobilisation ce mardi 5 fevrier où les université on rejoint l’appel à la grève générale des syndicats, partis politiques et Gilets Jaunes en bloquant les facs et en rejoignant les manifestations, et un acte XIII qui montre des Gilets jaunes toujours aussi déterminés ce samedi, par sûr que la répression soit en mesure d’empêcher la mobilisation étudiante de continuer.




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